Les glaces de Perito Moreno

L’un des seuls glaciers de Patagonie à ne pas être en recul. Au contraire, il avance d’environ deux mètres par jour sur le lac Argentine, soit 700 mètres par an. Ce qui n’empêche pas des effondrements constants de ses murs de glace. Le front du glacier avance sur le lac face à la péninsule de Magellan. Quand il atteint la rive opposée, il divisé le lac en deux en se comportant alors comme un barrage naturel. Le niveau des eaux de ce bras montent alors jusqu’à trente mètres et commencent à entailler le glacier. Devenant moins résistant, celui-ci cède sous la pression.

A chaque morceau de glace tombant dans le lac, un grondement sourd nous interpellé. Au moment où nous tournons la tête, il est déjà trop tard, le glaçon de Gulliver est à l’eau. Nous reste à contempler ces éperons glacés, semblables à des molaires d’animaux d’une autre ère, et dont la vision se prolonge à perte de vue.

Sur le chemin du retour, nous croiserons un tatou, autre vestige de temps immémoriaux.

Stéphanie Nedjar

2 commentaires

  1. Quel dépaysement, quelle faille dans l’espace-temps quand on se laisse absorber par les photos de ces paysages après avoir cheminé un peu via la lecture de vos articles !

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