Pan de Azucar

Nous tournons le dos à l’Altiplano et à ses paysages lunaires et retrouvons la côte. Atacama >> Calama >> Chanaral >> Parque Nacional Pan de Azucar. Au bout du jour, au bout du chemin, une cabane de bout du monde.

Devant nous la mer et son pain de sucre où deux mille pingouins de Humboldt ont établi leur colonie. Derrière nous, encore un désert. Pas de sel, cette fois-ci, mais des milliers de cactus.

Nous marchons longtemps, et sans jamais croiser personne. Une boussole, quelques litres d’eau, nous arrivons finalement au sommet d’une crête que nous suivrons longtemps. Le sol crisse sous nos pas, et nous avons l’impression d’être loin, très loin du monde.

De retour au niveau de la mer, nous cherchons des pêcheurs qui pourraient nous emmener sur le pain de sucre – Car bien sûr les manchots sont de l’autre côté. Mais ils viennent juste de rentrer de la pêche. On trie, on pèse, on vide, on jette dans le ciel les poissons trop petits, rattrapés au vol par les mouettes et un quatuor de pélicans dont la maladresse me rappellent la lourdeur de l’albatros de Baudelaire.

Nous rentrons à la cabane et attrapons les jumelles, au cas où un manchot aurait décidé de changer de côté.

Stéphanie Nedjar

Laisser un commentaire