Eussions-nous rêvé à El Tatio ?

Nous nous sommes levés à quatre heures du matin. Nous embarquons pour les geysers d’El Tatio, à une centaine de kilomètres et deux heures de route de Pedro de Atacama. Nous sommes sur l’altiplano, à 4280 mètres d’altitude. Arrivée sur place entre chien et loup, il fait environ -6°C… Mais pourquoi dont se rendre sur place si tôt ??? Et bien parce qu’à l’aube, la différence de température permet d’observer la formation de cheminées de vapeur ! La nuit, il peut geler jusqu’à – 20°C, nous devrions donc nous réjouir de la douceur de ce jour.

La rédactrice en chef est restée à l’auberge, atteinte d’une allergie d’origine inconnue. Le petit journaliste en apprentissage à mes côtés est atteint du mal des montagnes. Quant à moi je rêve de glisser mes doigts de pied dans les trous des geysers pour vérifier que j’ai toujours cinq orteils à chaque bout. Tout ça pour des petites fumeroles de pressing… Nous sommes d’humeur un peu bougonne !

Fort heureusement, le soleil finit par réchauffer l’atmosphère. Nous longeons le Vado Rio Putana et ses pâturages humides. Des flamands roses, des vigognes duveteuses, et même une espèce de grue couronnée complètement incroyable – L’hybridation d’un lézard à collerette et d’un pingouin à moustaches rayonnantes. Si nous n’avions pas été deux à la voir, nous nous demanderions encore si cet oiseau, posé sur une lagune, n’avait pas été qu’un merveilleux mirage.

Stéphanie Nedjar

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