Une maison flottante sur Titicaca

Nous voilà chez Victor et Cristina, sur l’une des petites îles flottantes de la communauté d’Uros. Trois jours coupés du monde, au beau milieu du lac Titicaca. Les maisons sont posées sur des barges de roseaux, chauffées le jour grâce à des panneaux solaires. Les nuits seront très froides, « avec des températures en dessous de zéro », nous avertit Cristina, petite femme ronde et joyeuse, qui promène au bout de ses nattes trois petits pompons de laine de couleur rouge et verte.

Pour aller d’île en île, les habitants d’Uros se déplacent sur des embarcations plates tressées de roseaux et décorées à la proue avec des têtes d’animaux, pumas, flamants.

Victor, visage cuivré et chapeau de paille, nous emmène à la pêche. Il relève dans ses filets une truite de taille moyenne qui nous sera servie au diner et trois carachis de dix centimètres, de couleur jaune.

Le lendemain, nous nous réveillons tôt. En ouvrant les rideaux, nous découvrons un matin frais, ensoleillé, paisible, qui nous sourit. Le ciel est d’un bleu éclatant. L’eau du lac clapote et ondoie légèrement. Des canards au bec bleu barbotent. D’autres petits oiseaux ébouriffés au cou blanc et pelage gris poussent des tlui tlui stridents. Le temps s’étire lentement.

Ici règne un calme du bout du monde.

Christelle Marot

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