Les espèces ? Menacées aussi

Dans le ciel californien, des aigles et des faucons pèlerin.  A San Francisco, des pélicans. Un peu plus loin, à Point Lobos, à une dizaine de mètres du rivage, une colonie de phoques et une autre d’otaries s’ébrouent sur Sea Lion Rocks. A Carmel, deux dauphins chahutent non loin des baigneurs. Sur la route pour Los Angeles, à Point Piedra Biancas, des éléphants de mer dorment sur la plage. Dans la baie de Fresco, les biches traversent les jardins d’un pas assuré. Bref, même dans la densément peuplée Californie, les animaux sauvages font partie du paysage.

Aux Etats-Unis, les espèces sont protégées depuis 1973. Les grizzlys, les panthères, les condors, les lamantins, ont été ainsi sauvés. Mais protéger la faune exige parfois, souvent, de la laisser vierge d’agitation humaine, d’où un manque à gagner qui n’aura pas échappé longtemps à l’administration Trump. Depuis le 12 août 2019, un décret oblige ceux et celles qui voudront faire protéger une espèce, à en évaluer le coup financier. Jusqu’à présent, 1650 espèces étaient protégées. Sous Obama, une cinquantaine par an étaient ajoutées à la liste. En 2019, so far, seulement une.

Ajoutons à cela d’autres initiatives heureuses telles que la construction d’un mur avec le Mexique sans étude d’impact écologique, ou l’autorisation donnée de chasser le loup et l’ours en Alaska, y compris quand il hiberne, ou l’autorisation des munitions au plomb dont les reliquats empoisonnent la faune, ou la suppression des normes sur les filets de pêche protégeant les baleines et les dauphins.

Sur ces bonne nouvelles, je vous laisse, je pars pour l’Amérique du sud vérifier que les glaciers fondent.

Stéphanie Nedjar

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