Berkeley’s slingshot

(Addendum à la série sur la contre-culture à San Francisco)

En 1964, Les étudiants de Berkeley, dans la baie de San Francisco, réclamaient la liberté d’expression des étudiants et manifestaient avec virulence contre l’engagement des États-Unis au Vietnam. Et Joan Baez prenait la parole sur le campus pour la liberté de parole et l’abolition de la censure.

En 1969 ils lancent le Front de Libération du Tiers Monde, en soutien aux non-alignés comme aux étudiants noirs du pays. Et pourtant, trois ans avant, Ronald Reagan, alors jeune gouverneur de l’État de Californie, avait envoyé la Garde Nationale faire un ‘’grand nettoyage’’.

2019. L’esprit est toujours là. A l’entrée de l’impressionnante bibliothèque du campus, sont disposés les derniers exemplaires de Slingshot, le trimestriel des étudiants.  Si la revue prend la forme d’une fanzine, très graphique, le fond est lui très sérieux, militant, voire radical. Dans le viseur du dernier numéro : la planète, rien que la planète, et encore la planète.

Interpellation en couverture : « Disrupt and decarbonize ». Slingshot : lance-pierres en français.
Sanctuaire végétal menacé par l’exploitation forestière, sur la côte nord de la Californie.
Rappel des premiers combats de Berkeley : la décolonisation.
« Protect what you love ». Protégez ce que vous aimez.
Donald Trump nest pas le seul visé, Jair Bolsonaro est également fustigé.
Un esprit fanzine assumé.
‘’No coal‘’. Décarboner.
‘’Wake the fuck up‘’ : Putain, réveillez-vous !
Articles à découvrir en totalité ici : https://slingshotcollective.org/issue-129-spring-2019/

Stéphanie Nedjar

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