L’alternative Frisco

En matière de développement durable, la Californie se démarque nettement du reste des Etats-Unis.  Le 100% Clean Energy Bill, voté en septembre 2018 sous l’impulsion du gouverneur démocrate Brown, ambitionne d’atteindre les 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2045.

Cette singularité est encore plus manifeste à San Francisco, qui s’est engagée dès 2003 à atteindre le zéro déchet, à recycler, à composer, à décarboniser. Lors des dernières élections présidentielles, 85% des électeurs de la ville on voté pour le camp démocrate.

Mais devrait-on s’en étonner ? La contre-culture fait partie de l’ADN de la ville, ou plutôt même, La contre-culture est l’ADN de la ville, une réputation gravée dans le marbre en  1967 avec le « Summer of Love ».

Tout commence en janvier 1967, avec un rassemblement de hippies au Golden Park. Au printemps, les étudiants commencent à converger vers Frisco. A l’été ils sont 100000 a arpenter les rues du campus de Berkeley et du quartier de Haight–Ashbury. A la fin de trêve estivale, chacun rentre chez soi ou presque. En octobre ceux qui restaient dans le quartier ont joué une parodie de funérailles, la cérémonie de « La mort du hippie », pour symboliser l’épuisement de l’événement.

Aujourd’hui, au carrefour de Haight St et Ashbury St, on se rend compte que cette culture n’appartient pas à l’histoire, elle est toujours bien là. Et ça n’est pas qu’une histoire de drogues douces, de poneys ou de licornes… En sortant d’une boutique, je tombe nez à nez avec un grand gaillard tout nu. Il a élégamment noué un mouchoir blanc autour de son sexe, façon œuf de Pâques. Et le plus troublant c’est que tout le monde s’en fiche, personne ne semble y prêter la moindre attention. Notre grand gaillard poursuit sa ballade, sandalettes aux pieds, mouchoir noué.

Haight-Ashbury : cliquez sur la première photo pour lancer la galerie.

A suivre dans les prochaines jours : autres poches de contre-culture à SF

Stéphanie Nedjar

2 commentaires

  1. Vraiment intéressant, un modèle qui allie dynamisme économique et ambition environnementale. On devrait tous regarder comment ils y arrivent car c’est l’équation majeure. J’attends la suite avec impatience !

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