Snapshots from Portland

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Christelle Marot et Stéphanie Nedjar

3 commentaires

  1. Bonjour,
    Je dois dire que je voyais Portland différemment ! Outre les photos, c’est comment d’y être ?
    Alexandre

    1. Nous aussi, nous nous attendions à une ville un peu plus verte et glamour, comme un petit San Francisco.
      Par ailleurs, et surtout, la ville est ravagée par la crise des opioïdes dont on commence seulement à parler dans les journaux européens. En substance, certains laboratoires pharmaceutiques, et Purdue Pharma en particulier, ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché d’antidouleurs opiacés – En 1995 aux USA et en 1996 au Canada – entraînant une dépendance rapide des malades. Conçus pour les douleurs liées au cancer ils ont été prescrits pour tout et n’importe quoi en raison d’un marketing agressif des labos. 65 000 Américains sont morts d’overdose en 2016. On trouve facilement ces médicaments dans le commerce, et d’autres dans la rue, à des prix défiant tout concurrence.
      Pour en revenir à Portland, nous y avons vu des grappes de junkies, couchés le long de la rivière, se piquant sous nos yeux. Nous ne les avons pas vu à Seattle, où ils se regroupent près des stades, un peu en dehors du centre. A Vancouver on peut même parler de hordes. C’est très impressionnant, et très inquiétant.
      Jeter un oeil sur Wikipedia, leur résumé est bien fait…

  2. Je suis en retard dans mes lectures.Vous avancez vite !
    C’est l’histoire des Sackler, mondialement admirés pour leur générosité à l’égard de grands musées, dont le Louvre ou le Metropolitan Museum, et même anoblie par la reine d’Angleterre. Famille adulée dont la réputation a été rattrapée par le scandale des opiacés avec lesquels ils ont bâti leur très grande fortune.
    J’avais lu des articles sur ce phénomène, mais ce que vous décrivez fait encore plus peur.

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